mercredi 22 novembre 2017

Réduction de la pollution atmosphérique urbaine et industrielle

De manière générale, la croissance mondiale des trente dernières années a été rapide. Elle s’est accompagnée d’un accroissement massif de la consommation de combustibles, pour le chauffage, le refroidissement, le transport automobile, l’industrie, la production d’électricité. La prise de conscience des effets de la pollution atmosphérique, dès la fin des années 60, a mené à l’adoption de mesures correctrices, telles que l’adoption de normes et de critères sur la qualité de l’air et de nouvelles techniques permettant de supprimer les agents polluants à un rapport coût/efficacité intéressant. Toutes ces mesures ont permis de beaucoup réduire les émissions de certains polluants et de purifier l’air de nombreuses villes. En milieu urbain, les émissions de combustibles fossiles les plus préoccupantes, que leur source soit fixe ou mobile, sont les suivantes : anhydride sulfureux, oxydes d’azote, monoxyde de carbone, divers composés organiques volatils, cendres et autres particules en suspension. Elles sont nuisibles pour la santé et pour l’environnement, étant notamment responsables de troubles respiratoires de plus en plus nombreux, dont certains sont fatals. Mais on peut empêcher ces polluants de se disperser et, ainsi, protéger la santé et l’environnement. Tous les États devraient prendre des mesures pour assurer une qualité de l’air acceptable. Les États sont en effet en mesure de fixer des objectifs en matière de qualité de l’air et d’en surveiller la réalisation; ils peuvent établir des seuils d’émission – certains le font déjà. Les organisations régionales peuvent appuyer ces efforts. Les organismes bilatéraux et multilatéraux d’aide au développement devraient inciter les gouvernements à rendre obligatoire l’usage des technologies ayant le meilleur rendement énergétique dans toute nouvelle installation de production industrielle ou énergétique ou tout agrandissement d’une telle installation.