mardi 12 novembre 2013

Hollande, le challenge ou la chute

La France est en train de vivre un réel challenge, qui est autant politique qu’économique. Politique d’abord car le challenge est de trouver des dirigeants compétents. L’expérience nous montre que malheureusement les français élisent des incompétents, non qu’ils le fassent par choix, mais parce que ceux qui se présentent aux élections le sont, tout simplement. Il suffit de se laisser aller à penser aux commémorations du 11 novembre, un moment d’unité nationale pour lequel nous devrions tous penser aux milliers de morts pour notre liberté. Au contraire, cela devient l’occasion de basse politique pour un futur incertain. Après avoir été hué lors de son passage sur les Champs-Elysées à l'occasion des cérémonies du 11-Novembre, François Hollande a consacré les premières tirades de son discours à la République qui, selon lui, ne doit jamais "rien laisser passer face aux haines, aux intolérances, aux extrémismes, au racisme". Depuis Oyonnax, le chef de l'Etat a aussi estimé que la République exigeait de "ne jamais céder devant les pressions, d'où qu'elles viennent", au cours d'une cérémonie nettement moins agitée que celle de la matinée à l'arc de Triomphe. Après François Mitterrand en 1983, François Hollande est le deuxième président de la République à venir célébrer le 11-Novembre à Oyonnax. Ce faisant, l'actuel chef de l'Etat met, une fois de plus, ses pas dans ceux de son prédécesseur. Cela avait déjà été le cas, le 4 octobre, quand il se rendit en Corse pour fêter le 70eanniversaire de la libération de l'île. Un événement qu'aucun président, depuis 1993, n'était venu célébrer. Ce jour-là François Hollande poussa le mimétisme jusqu'à choisir la place Saint-Nicolas, à Bastia, comme cadre de son discours. Comme Mitterrand vingt ans plus tôt… Mais le challenge est surtout économique, avec un besoin de réformes qui n’aboutissent pas. Du coup, certains, même de la majorité, commencent à hurler, et y compris pour un changement de politique. De fait, Malek Boutih estime qu'il "faut remplacer Jean-Marc Ayrault d'urgence". "Il faut envoyer un signal d'urgence aux Français afin de rétablir le dialogue. Cette urgence doit se traduire par un remaniement gouvernemental", ajoute le député PS de l'Essonne. Dimanche, sur Europe 1, Anne Hidalgo, la candidate PS à la mairie de Paris, avait déjà plaidé pour une équipe gouvernementale "plus resserrée, plus à la tâche, plus mobilisée, une vraie équipe politique". Des propos appuyés par le numéro un du PCF, Pierre Laurent, pour qui le gouvernement "va vers le crash" et qui s'est dit "preneur" d'un remaniement ministériel mais uniquement pour mener "une nouvelle politique". Mais le ne faut pas se tromper, ce challenge commercial et économique de la France devra être relevé, sinon c’est toute la France qui s’effondrera.