Dans le dernier voyage que j'ai eu l'occasion de faire, j'ai légèrement rogné le côté aventure pour un peu plus de confort. D'accord, pour être honnête, vous pouvez retirer le terme « légèrement » de la phrase précédente. Un sacré changement, en ce qui me concerne. Parce que d'habitude, ma femme et moi nous débrouillons seuls pour organiser nos vacances à l'étranger. Enfin, « organiser » est peut-être là aussi un grand mot. En général, on se contente de prendre le billet d'avion et on improvise sur place. Nous sommes un peu les Mac Guyver du voyage. Mais il y a peu, nous nous avons tenté un voyage très différent : un voyage de groupe en Chine. C'est peut-être un effet de l'âge, mais il se trouve que j'ai particulièrement aimé certains avantages qu'on ne retrouve pas dans le voyage en solo.
Le gros point positif, d'après moi, c'est de pouvoir se laisser porter. Mon côté baroudeur en a pris un coup : j'ai adoré me faire dorloter du début à la fin ! Tout était planifié. Il n'y avait pas besoin de chercher quels itinéraires nous allions prendre, notre guide avait tout prévu. Tout ce qu'il y avait à faire, en somme, c'était d'ouvrir grand les yeux et de profiter. Pour vous donner une idée, durant les trajets, nous avons même pu finir notre nuit plutôt que de devoir surveiller que le chauffeur de taxi ne rallonge pas délibérément la course. Il n'était pas besoin non plus de louer de véhicule et de devoir conduire dans un pays où la conduite sur route ressemble à un rébus (ou un casse-tête chinois, en l'occurence). Et je dois dire que c'est plutôt cool, le fait de ne pas avoir à stresser parce qu'on bloque la circulation, sans parvenir à comprendre à quoi correspondent les panneaux de signalisation ! J'ai eu l'occasion de conduire à Mumbai, et je peux vous dire que j'en rêve encore parfois ! Il est peu probable que ma femme et moi devenions un jour des fidèles des voyages en groupe : mais je dois avouer que, occasionnellement, ça fait du bien, un peu de confort. J’ai tellement aimé que je vais vous donner le contact de l’agence qui s’est occupé de notre voyage en famille, car ils sont vraiment bons. Suivez le lien pour leurs infos.
vendredi 5 février 2016
Bachar attend que le peuple lui demande de partir
Dans un entretien accordé à la presse russe, le président syrien déplore le soutien de l'Europe aux rebelles, qualifiés de «terroristes». C'est en luttant contre ces derniers, estime-t-il, que l'Europe résoudra la crise des migrants.
Dans un entretien accordé à plusieurs médias russes et diffusé mardi, Bachar el-Assad indique qu'il ne quittera le pouvoir que si le peuple le lui de demande et certainement pas sous la pression occidentale. «Le président arrive au pouvoir par la volonté du peuple lors d'élection, et s'il part, il part parce que le peuple le demande, pas par la volonté des États-Unis, du Conseil de sécurité de l'Onu, de la Conférence de Genève ou du Communiqué de Genève (un texte signé par les puissances mondiales appelant à une transition en Syrie)» a ainsi déclaré le chef d'Etat syrien.
Il estime aussi que la crise des migrants en Europe ne peut être résolue que par la lutte contre le terrorisme. «La question n'est pas de savoir si l'Europe accepte ou non les réfugiés. Il faut absolument résoudre ce problème à la source. Si l'Europe se soucie réellement du sort des réfugiés, alors qu'elle arrête de soutenir les terroristes», a-t-il déclaré, selon des propos retransmis en russe par la télévision Russia Today. «Si vous demandez à n'importe quel Syrien ce qu'il veut aujourd'hui, sa première réponse sera la sécurité et la stabilité pour tous».
Le pouvoir syrien considère en effet, et ce dès le début du conflit en mars 2011, comme «terroristes», aussi bien les militants pacifiques, les rebelles et les djihadistes. «Nous devons poursuivre le dialogue au nom de la recherche d'un consensus, mais nous ne pouvons pas obtenir de réels succès tant que des gens meurent, tant que le bain de sang continue et tant que les gens ne se sentent pas en totale sécurité», a poursuivi le président syrien. «Nous n'arriverons à rien tant que nous ne vaincrons pas le terrorisme en Syrie», a-t-il ajouté, appelant «toutes les parties à s'unir».
«L'Europe continue de les appeler des modérés. Tous ces groupes présents en Syrie sont des extrémistes», explique Assad, accusant l'Occident de mener une «propagande» visant à le faire tomber. «Tant que je serai à la tête du pays, ils continueront à soutenir le terrorisme parce que leur objectif principal en Syrie et dans d'autres pays est de changer les présidents, [...]. Ils veulent que certains dirigeants partent pour les remplacer par des individus qui agissent dans leurs intérêts et non dans celui de leurs peuples», accuse Bachar el-Assad.
Et le président syrien d'expliquer que le soutien de l'Iran, qui a livré des équipements militaires à Damas, a été crucial dans la lutte contre le terrorisme en Syrie, tout en ajoutant que Téhéran n'a pas envoyé de troupes sur place.
Désaccord politique sur les migrants
Les parlementaires se penchent ce mercredi 16 février sur la crise des migrants dans le cadre d'un débat sur "l'accueil des réfugiés en France et en Europe". Au lendemain d'un premier débat sur les vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, députés et sénateurs vont pouvoir exposer leurs divergences sur la manière dont la France doit héberger les quelques 25.000 nouveaux arrivants prévus dans le cadre du plan européen. Comme la veille, ceux-ci ne pourront toutefois pas voter pour sanctionner ou valider la politique du gouvernement.
Comme sur la Syrie, Manuel Valls prendra la parole en premier pour développer l'action de l'exécutif à l'Assemblée nationale, avant de laisser les groupes politiques s'exprimer dans ce débat de deux heures qui se terminera vers 18 heures. Le Sénat s'emparera du sujet à partir de 21h30. Le premier ministre doit notamment dévoiler des mesures supplémentaires pour l'hébergement en centres d'accueil des demandeurs d'asile (Cada). Il y avait 25.000 places de Cada en juin 2015 et 4.000 autres devaient être créées d'ici à la fin de l'année. Mais cela reste insuffisant, compte tenu du niveau des demandes d'asile (environ 65.000 en 2014).
Une fois n'est pas coutume, les différents groupes de gauche devraient se rejoindre dans l'hémicycle sur la nécessité "morale" d'accueillir ceux qui fuient la guerre en Syrie et en Irak et déplorer la désunion européenne sur le sujet. Mais cette unanimité à gauche se fracture sur l'ampleur des efforts à fournir comme sur les désaccords stratégiques vis à vis des causes de la crise. Hostile à toute immigration économique, la droite, qui organise justement dans la matinée un séminaire sur le sujet, entend profiter de ce débat pour exiger une remise à plat des accords de Schengen mais se divise sur les conditions d'accueil des demandeurs d'asile.
Après avoir organisé un grand meeting parisien pour marquer son soutien à l'accueil des réfugiés, le Parti socialiste entend rappeler à l'Assemblée nationale son attachement au respect du droit d'asile, même si certaines voix isolées, comme celle du député Malek Boutih, mettent en garde contre un éventuel "appel d'air". Rallié au principe d'un système de répartition européen des migrants, le principal parti de la majorité dénonce comme le gouvernement "l'égoïsme et la cécité" de certains pays de l'Est qui, à l'image de la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont fait échouer lundi un accord européen sur une répartition de 120.000 réfugiés.
Reste que la question des moyens nécessaires pour assurer l'accueil de très nombreux réfugiés continue de tarauder les élus socialistes, à commencer par les maires qui, à l'image de la ville de Paris, se sont engagés à recevoir des demandeurs d'asile. Les annonces de Manuel Valls ont notamment vocation à répondre à ces craintes. De son côté, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé samedi qu'une prime de 1.000 euros par place serait versée aux communes créant des hébergements supplémentaires d'ici à 2017.
Pour les écologistes, l'accueil des réfugiés doit être inconditionnel. "On peut accueillir en France sans limite et on peut accueillir dans toute l'Europe", a plaidé la secrétaire nationale d'EELV Emmanuelle Cosse, très engagée dans la question du logement en Ile-de-France où elle sera la cheffe de file des écolos aux prochaines élections régionales.
S'ils soutiennent les annonces du gouvernement sur l'accueil des migrants, certains écologistes souhaiteraient aller encore plus loin en étendant cette générosité aux populations Roms. "Nous nous réjouissons" de l'annonce que la France va accueillir 24.000 réfugiés, a souligné récemment la sénatrice de Seine-Saint-Denis Aline Archimbaud (EELV). "Mais je ne peux pas comprendre pourquoi les populations roms, qui sont aussi des populations réfugiées, subissent un tel traitement", a-t-elle poursuivi.
Du côté du Front de Gauche, André Chassaigne, a prévu de rappeler "la responsabilité morale" face au drame des migrants et "l'obligation juridique au regard du droit international", vu notamment la Convention de Genève. Le PCF juge pour l'heure insuffisants les engagements de l'Etat vis à vis des réfugiés. Le secrétaire national du PCF et sénateur Pierre Laurent a estimé que le chiffre de 24.000 réfugiés que la France s'apprête à accueillir annoncé par François Hollande "n’est pas à la hauteur". "24.000 réfugiés en deux ans, ce n’est pas à la hauteur de nos traditions et de nos valeurs. L’Etat doit prendre ses responsabilités aux côtés des centaines de communes, des milliers de citoyens et d’associations volontaires", a-t-il exigé ce week-end.
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