jeudi 23 novembre 2017
La Rioja, le paradis des épicuriens
Un séminaire en Espagne m'a récemment permis de découvrir la Rioja. Moins connue des français, car loin de Barcelone et de Madrid (elle est au sud de Bilbao), la Rioja est cependant sans doute la région viticole la plus réputée d'Espagne. Pourtant, comme j'ai pu le découvrir, c'est aussi devenu un haut lieu de tourisme pour tous les amateurs de bon vin, une sorte de Saint-Jacques-de-Compostelle attirant tous les oenologues, amateurs ou professionnels. Ce séminaire étant centré sur l'oenologie, j'ai pu en goûter un bon nombre. Mais je dois dire que j'ai surtout été bluffé par l'intelligence avec laquelle cette région a su se renouveler pour attirer le monde. A tel point que j'ai eu envie de vous en parler ici.
En 2006, l'architecte Frank Gehry a redessiné les installations de l'établissement viticole de Marqués de Riscal, dans le minuscule village basque d'Eltziego (Elciego, en espagnol). C'est là que Marqués de Riscal fut un pionnier dans la fabrication du vin et lança son cru en 1862, ce qui fit connaître les vins rouges élégants de la Rioja (tandis que la maladie faisait des ravages dans le nord de la région bordelaise). De la même manière que la compagnie a su faire fructifier le commerce du vin à son époque, elle a donc aujourd'hui révolutionné le tourisme vinicole en missionnant Frank Gehry pour intégrer dans ses chais du XXe siècle des structures visionnaires du XXIe siècle telles que la cité du vin. Si vous décidez d'y aller un jour, sachez qu'il faut réserver à l'avance pour la visite (mais des dégustations sont toujours possibles dans la boutique).
Gehry a largement contribué au renouveau du lieu. Pour couronner ce séminaire, nous avons même passé une nuit à l'hôtel Marqués de Riscal, dont les 43 chambres ont été dessinées... par Frank Gehry : un véritable rêve architectural de titane ondulé, perché sur la colline comme un oiseau sur un chai.
D'autres architectes célèbres ont cependant également laissé leur empreinte sur la Rioja. Zaha Hadid a dessiné une sorte de cathédrale postmoderne de la dégustation pour la bodega Lopez de Heredia, à Haro, où Santiago Calatrava a conçu des bâtiments bas et ondulants pour les bodegas Ysios à Laguardi.
Nous avons enfin terminé ce séminaire par la visite de Logrono, la capitale régionale. Au programme : profiter des nombreux bars décontractés et des restaurants de la rue Laurel pour déguster des tapas, manger des côtes d'agneau, des poivrons farcis à la morue et des pommes de terre à la sauce au paprika fumé. Parce que la région ne vaut pas que pour son vin, mais aussi pour sa cuisine. Ce séminaire en Espagne m'a au final fait ramener un encombrant souvenir: des poignées d'amour (enfin, c'est comme ça qu'on les appelle...). Je vous laisse le lien vers le site spécialiste du séminaire en Espagne.
mercredi 22 novembre 2017
Réduction de la pollution atmosphérique urbaine et industrielle
De manière générale, la croissance mondiale des trente dernières années a été rapide. Elle s’est accompagnée d’un accroissement massif de la consommation de combustibles, pour le chauffage, le refroidissement, le transport automobile, l’industrie, la production d’électricité. La prise de conscience des effets de la pollution atmosphérique, dès la fin des années 60, a mené à l’adoption de mesures correctrices, telles que l’adoption de normes et de critères sur la qualité de l’air et de nouvelles techniques permettant de supprimer les agents polluants à un rapport coût/efficacité intéressant. Toutes ces mesures ont permis de beaucoup réduire les émissions de certains polluants et de purifier l’air de nombreuses villes. En milieu urbain, les émissions de combustibles fossiles les plus préoccupantes, que leur source soit fixe ou mobile, sont les suivantes : anhydride sulfureux, oxydes d’azote, monoxyde de carbone, divers composés organiques volatils, cendres et autres particules en suspension. Elles sont nuisibles pour la santé et pour l’environnement, étant notamment responsables de troubles respiratoires de plus en plus nombreux, dont certains sont fatals. Mais on peut empêcher ces polluants de se disperser et, ainsi, protéger la santé et l’environnement. Tous les États devraient prendre des mesures pour assurer une qualité de l’air acceptable. Les États sont en effet en mesure de fixer des objectifs en matière de qualité de l’air et d’en surveiller la réalisation; ils peuvent établir des seuils d’émission – certains le font déjà. Les organisations régionales peuvent appuyer ces efforts. Les organismes bilatéraux et multilatéraux d’aide au développement devraient inciter les gouvernements à rendre obligatoire l’usage des technologies ayant le meilleur rendement énergétique dans toute nouvelle installation de production industrielle ou énergétique ou tout agrandissement d’une telle installation.
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