mardi 10 mai 2022

Le débat politique dont l'Europe a besoin

 La zone euro est dans une impasse. Malgré des doses successives de relance monétaire de la part de la Banque centrale européenne, l'inflation reste obstinément inférieure à l'objectif. La politique monétaire conventionnelle et même l'assouplissement quantitatif ont évidemment une puissance limitée lorsque les taux d'intérêt sont proches de zéro.
Les sceptiques monétaires craignent en outre que la baisse des taux ne nuise davantage aux banques européennes. Des achats d'actifs supplémentaires au-delà du niveau mensuel de 20 milliards d'euros (22 milliards de dollars) déjà convenus, préviennent-ils, nuiront à la liquidité des marchés financiers. En faisant monter les prix des actifs, la BCE pourrait exposer le système financier à des risques de stabilité lorsque ces prix élevés reviendront sur terre.
L'événement évident précipitant ce retour serait une récession. Et lorsque ce ralentissement se matérialisera, la BCE aura une marge de manœuvre limitée pour compenser l'action, là encore parce que les taux d'intérêt sont déjà bas.
Eichengreen déclare que: "Tant que les taux de croissance restent bloqués à des niveaux bas en raison de dépenses privées anémiques, un peu de dépenses publiques supplémentaires est exactement ce que le médecin a ordonné." Dépenses privées anémiques? Eichengreen veut-il que nous achetions trois voitures, deux maisons? Les Européens qui ont ce qu'ils veulent n'augmentent pas leurs dépenses. Ceux qui n'ont pas cette chance ne peuvent ni prêter ni dépenser. Ce sont ceux qui n'ont pas d'éducation qui ne peuvent pas travailler et qui n'auront pas mieux si les dépenses publiques sont augmentées. Le taux de chômage allemand est de 3,5%. Si l'Allemagne commence à dépenser, où trouvera-t-elle les travailleurs pour faire le travail? Plusieurs pays de l'UE ne peuvent pas embaucher les fonctionnaires dont ils ont besoin. L'Europe du Sud et de l'Est est en proie à une grande masse non qualifiée de chômeurs dont personne ne veut et à une corruption endémique. La recette des Eichengreens ne fonctionnera pas.
Des signes commencent à apparaître à l'horizon que, à l'avenir, les banques centrales tenteront d'étendre leur pouvoir en renforçant leur rôle dans l'ingénierie sociale. Cette extension de leur mandat de base est très inquiétante et serait réalisée par des méga-entreprises.
Cela croise les mondialistes et ceux qui approuvent un nouvel ordre mondial, faisant avancer l'agenda du Green New Deal comme un moyen de prendre le contrôle de l'avenir. L'article ci-dessous plonge dans ce mouvement et pourquoi il ne devrait pas être autorisé à se produire.