jeudi 25 août 2016
La promesse d'une énergie propre
Angela Merkel a inauguré le stellarator Wendelstein 7-X, mercredi 3 février, ce qui pourrait être une révolution dans le domaine de l'énergie. Derrière ce nom barbare se cache un mini-soleil, ou en tout cas sa promesse: le Graal d'une énergie propre et quasiment infinie, la fusion nucléaire.
À ces mots, vous pouvez avoir deux réactions: retenir votre souffle pour en savoir plus ou le laisser sortir dans un grand soupir, accompagné d'un "revoilà l'arlésienne". Car si la promesse d'une électricité illimitée et très peu polluante peut faire rêver, elle ne date pas d'hier. Plus précisément, les recherches d'une possible fusion nucléaire ont commencé dans les années 50.
Depuis, un énorme complexe, nommé Iter, censé tester cette nouvelle source d'énergie a même été installé dans le sud de la France. Et depuis quelques années, les articles à son propos font surtout état de retards et d'augmentation des coûts.
Oui, mais les choses bougent. Et le cousin allemand d'Iter pourrait bien changer la donne. De plus, ces dernières années, plusieurs concurrents, y compris des entreprises privées, ont annoncé avoir réalisé d'importantes découvertes dans le domaine. Alors, la fusion nucléaire et son énergie illimitée nous tend-elle les bras?
Avant de faire la distinction entre les différents concurrents, il convient de comprendre de quoi il est question (si vous connaissez bien le sujet, vous pouvez passer à la partie suivante). Nos réacteurs nucléaires actuels fonctionnent par fission. On prend de très gros atomes, comme l'uranium, et on va casser son noyau pour le diviser en deux atomes plus petits. Avec la fusion, c'est l'inverse. On va prendre deux atomes d'hydrogène, le plus petit possible, et les faire fusionner.
Dans les deux cas, de l'énergie est libérée à ce moment. "Mais casser un noyau, c'est facile, les faire fusionner, c'est beaucoup plus compliqué", explique au HuffPost Bernard Saoutic, ingénieur au CEA et ayant travaillé sur des éléments d'Iter. Car les deux atomes se repoussent fortement. "Pour les rapprocher, il faut beaucoup de vitesse, pour compenser le freinage de la répulsion électrostatique. Et pour ça, il faut augmenter la température", précise-t-il.
À vrai dire, pour créer la réaction, il faut une température qui peut sembler irréelle: plus de 100 millions de degrés Celsius. La matière devient alors plasma, le 4e état possible, après le solide, le liquide et le gaz. C'est par exemple ce qui compose les étoiles, mais aussi la foudre.
Cette réaction nucléaire a lieu en continue pas "si" loin de chez nous: dans le soleil. Mais pour réitérer l'expérience sur terre, ça se complique, précise Bernard Saoutic:
"Si je veux beaucoup de réactions de fusion, j'ai besoin d'avoir le plus de particules possibles avec une température très élevé, mais je dois aussi confiner le plasma. C'est comme dans une baignoire, si je mets de l'eau en laissant la bonde, elle va se remplir, mais si j'arrête, la baignoire va se vider. Ici, c'est pareil, si l'on arrête de chauffer le plasma, la température va baisser. Ce que l'on cherche, c'est à avoir un temps de confinement, pendant lequel la température reste haute, le plus longtemps possible."
Panier percé
Ça, c'est la théorie. Le problème, c'est que la mise en pratique est loin d'être évidente. Créer ce fameux confinement est très difficile. Jusqu'alors, le système le plus courant s'appelle Tokamak. C'est là-dessus qu'a été bâti Iter. Imaginé dès la fin des années 80, le projet international a pris son temps pour se structurer. La construction a commencé en 2007.
Mauvaise semaine politique
Le film de la semaine a présenté une quantité d’évènements qui ne sont pas d’une importance capitale, mais qui font la vie quotidienne d’une vie en société. Aucun de ces événements n’a reçu de réponse cohérente et responsable de la part des dirigeants politiques. C’est symptomatique.
Sur la gauche (qui gouverne) comme sur la droite, (qui a l’ambition de gouverner), personne n’a de convictions suffisamment fortes, capables de charpenter une réflexion et un programme d’actions qui permettraient de rassembler une majorité sur un projet d’avenir relativement clair.
Prenons cinq épisodes de l’actualité de la semaine,(un par jour) et on va voir que ça ressemble à un inventaire à la Prévert… Affligeant. C’est tout et n’importe quoi et pourtant ca explique la désespérance publique du pays.
1er jour, la déchéance nationale. Le projet de prononcer la déchéance nationale pour les binationaux confondus de terrorisme, qui devrait faire l’objet d’une loi et d’une réforme de la constitution a jeté un énorme bazar dans toute la classe politique. Une fois que le danger s’est éloigné et que l’odeur de la poudre terroriste s’est un peu effacée, les hommes politiques sont retombés dans le comptage de leurs petits intérêts.
A Versailles tout le monde était d’accord pour prendre des mesures sévères afin de lutter contre le terrorisme … aujourd'hui tout le monde est rentré dans ses chapelles respectives. Personne ne sait plus qui va voter pour quoi. La droite est aussi divisée que la gauche. Que les responsables politiques tergiversent sur la déchéance de nationalité, n’est pas grave en soi puisque la mesure ne servira à rien … ce qui est grave c’est que cette bataille marque le profond désaccord de la classe politique sur les mesures générales qu'il faudrait prendre pour lutter contre le terrorisme. Plus grave encore, ça signifie qu’on n’est pas d’accord en France sur l’ampleur de la situation et les responsabilités.
Quand Mme Taubira démissionne, elle démissionne parce qu's’elle est en désaccord idéologique avec le président sur toute la politique qu’il voudrait mener, la droite n’est pas plus unie sur un programme cohérent. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy n’ont pas toujours été très clairs.
2e jour, le conflit entre les chauffeurs de taxis et les VTC est une caricature. Tout le monde ment. Tout le monde le sait. Personne ne dit rien. Personne ne siffle la fin de la partie. Cette affaire a souligné l’incapacité du gouvernement à définir une politique claire et simple quant à l’avenir du transport individuel. Faut-il protéger les chauffeurs de taxis, faut-il laisser les VTC, se développer. le président de la république , n’a rien dit , Manuel Valls a reçu les chauffeurs de taxis et leur a promis de les aider, Emmanuel Macron a joué les modernes en suggérant aux taxis de faire une offre d’aussi bonne qualité que les VTC, il leur a offert l’accès gratuit a une application numérique (le nerf de la guerre) mais les chauffeurs taxis ont refusé . Le ministre a fait mine de ne pas savoir que les chauffeurs de taxis travaillent souvent au noir et en cash pour éviter de payer l’impôt et les charges… Jean Luc Mélenchon lui a défendu les chauffeurs de taxis étouffés par les multinationales. Il a raison, le taxi est porteur d’une valeur de gauche. Mais de qui se moque-t-on ?
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