vendredi 24 août 2012
Encore de l'indulgence pour la Grèce
Le Premier Grec se rend en Allemagne pour demander encore une fois un peu de souplesse, de temps et pourquoi pas d'argent, pour aider ses compatriotes à supporter la misère... Je sais bien que cela prend du temps de résoudre les problèmes, notamment économiques, et d'autant plus lorsque l'économique est totalement mondialisé... Mais n'y a t'il pas un moment où l'on peut raisonnablement les envoyer se faire voir... chez les Grecs? Ce pays qui est aujourd'hui, malgré la crise, le berceau de la corruption, du jm'enfoutisme et de l'incapacité politique ne mérite t'il pas son propre sort ? A lire dans le Point: Le Premier ministre grec Antonis Samaras effectue vendredi sa première visite officielle en Allemagne pour réclamer la souplesse de la chancelière Angela Merkel sur la mise en oeuvre du plan d'austérité imposé à Athènes. En amont de cette tournée européenne, Antonis Samaras, qui sera ensuite samedi à Paris, a multiplié les interviews dans la presse pour réclamer un peu de souplesse de la part de ses partenaires européens.
"Nous ne discutons pas les finalités du programme" de redressement demandé par l'UE. "Nous voulons seulement être sûrs que nous les atteindrons en maintenant la cohésion sociale, (...) nous avons besoin d'air pour reprendre notre souffle", a-t-il déclaré au Monde.
Dans les quotidiens allemands Süddeutsche Zeitung et Bild, M. Samaras a assuré que la Grèce allait "agir" et "se transformer", promettant qu'Athènes rembourserait ses dettes.
Antonis Samaras a déjà rencontré mercredi à Athènes le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui lui a apporté son soutien, mais à condition que la Grèce redouble d'efforts.
Il a confirmé qu'aucune décision n'était attendue dans l'immédiat sur la demande grecque d'un délai supplémentaire de deux ans renvoyant à 2016 le retour du pays à l'équilibre budgétaire. Cela "dépendra des conclusions de la mission de la troïka", a souligné M. Juncker.
Une position répétée à l'envi par le gouvernement allemand. En amont d'un dîner avec François Hollande, Angela Merkel a ainsi redit vouloir "attendre le rapport de la troïka" des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) avant de prendre toute nouvelle décision sur l'aide à la Grèce. http://www.lepoint.fr
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