mercredi 4 avril 2012
Excellentissime "Le fils de l'autre"
Deux bébés — un palestinien et un israélien échangés par erreur. Deux familles qui découvrent la méprise bien plus tard. Sur cette trame, Lorraine Levy réalise un film intelligent et sensible.
Il est rare qu’un film atteigne un tel degré de lumière, d’humanité et d’apaisement. C’est le cas du « Fils de l’autre », troisième long-métrage de la cinéaste Lorraine Levy (« La première fois que j’ai eu 20 ans », « Mes amis, mes amours ») et sœur de Marc. Ce film de pure fiction qui sort sur 154 écrans raconte comment deux familles — l’une israélienne, l’autre palestinienne — découvrent que leurs bébés, devenus de grands garçons de 18 ans, ont été échangés à la naissance dans la panique d’un bombardement.
Côté acteurs français, Emmanuelle Devos et Pascal Elbé, parents de Jules Sitruk, sont remarquables dans des rôles qu’on devine extrêmement difficiles. Même chose chez Khalifa Natour et Areen Omari, qui pensaient être les géniteurs de Mehdi Dehbi, soit dit en passant, coqueluche assurée des spectatrices. Récemment couronné du prix de la Fondation Barrière, « le Fils de l’autre » donne ce sentiment que l’art a un pouvoir de réconciliation. Lorraine Levy a d’abord eu peur de s’emparer de cette histoire apportée clés en main. « Je voyais tant de pièges se dresser sur ma route », confie-t-elle. Finalement, « le désir a été le plus fort » et elle a « foncé ». « Il y a toutes les thématiques qui m’importent dans ce récit : la famille, la reconstruction de la personnalité… ». Lire la suite sur le site du Parisien
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